Billets d'humeur

Dans la série des " J'aime et J'attaque :             "  

" J’aime et j’attaque : le compact "  23/10/2013

Éléments pour une approche du qualificatif de compact « énoncé » à propos  d’un  art actuel.

 

L’intense concentration du fait artistique produit par le marché de l’art mondialisé, donne une valeur toute relative aux choses que l’on expose dans une « monstration » friande d’un «  m’as-tu-vu »  occupant l’espace. Présentation outrancière pour capter le regard, tout cela marque la fin d’un temps, un sursaut une agonie d’un art dit contemporain !...

Le concentré mythologique, animiste, métaphysique, conceptualiste, d’un art aux fondements de cultures diverses qui sont à l’ origine du déploiement de son histoire, se termine. Après sa période d’expansion se profile un nouvel état fait de compressions qui m’autorise un parallèle avec notre univers  physique, sa formation. Un nouveau cadre artistique s’élabore en échappant aux déterminants de style, d’école, mais dans un effet compactant, approchant un état limite proche d’une possible implosion, d’un effondrement  d’un noyau paradigmatique qui met  en évidence le seul plan ou désormais cela se passe, se produit, à savoir le plan d’immanence. Là, et là seulement, la référence exclusive à l’histoire de l’art ne joue plus, ne s’impose plus dans la mise en œuvre de l’artiste car elle est à ce point intégrée, concentrée, qu’elle rejoint une espèce de formatage compacté qui  présuppose  un « cela va de soi ». L’art ne répond plus d’un langage universel, d’un rapport  à la beauté… mais du seul énoncé de son état qui est celui de son œuvre. Prenant à sa charge l’assimilation de la particularité des systémiques artistiques, l’artiste en assure et assume la gestion. En ce sens il fait « feu de tout bois »,   à sa manière  il concentre et fait ensuite état de son alliance au monde  dans l’implosion qui constitue un nouveau rapport à l’art celui d’un « décréateur » c’est  pour l’image qui ne peut se représenter, l’autre face du Divin, le revers donné à l’art est le fait du compact qui ouvre un horizon autre !

L’univers de l’artiste est d’une densité telle que l’œuvre qui en résulte condense un temporel qui cantonne le temps comme mémoire de l’espace.  L’artiste va  vers le point zéro où temps et espace se conjoignent, se confondent.  Effondrement, prise de masse, l’espace de l’art s’impose dans une littéralité  qui tient lieu d’une surface portant ces réalisations.  Au-delà de la représentation d’une œuvre transparaît désormais la prégnance  d’un compact qui l’organise par un effondrement des critères habituels  qualifiant une « œuvre d’art ».  Compact peut être assimilé à du difficilement pénétrable, mais néanmoins cernable  par ses contours. Art qui ne livre qu’un état de présentation, absence de poncifs d’images, disons qu’au lieu de décrire il « décrée ». Décret sur ce qui apparaît comme  compacté. Ce compact n’est pas un retour sur une possible déconstruction, un retour à l’unité, au tout, à une quintessence  mais le constat d’une tension face à un monde qui semble se déployer à l’infini.  L’artiste,  entre  connaissance et savoir,  est pris dans un ensemble qui l’anime dans le paradoxe d’une fermeture qui n’a pour seule voie  que la « décréation » comme  expression du « compact ». Nous changeons de galaxie ! L’art n’exprime plus le monde, il le contient.

L’événement  que constitue l’œuvre d’art donne une identité de la forme du vide. Le plein et le vide constitutifs de l’esprit initial de l’école de Nice se compacte aujourd’hui dans un état d’art que j’énonce dans ma pratique comme étant d’art  - « étendard » qui signifie  qu’une  place est prise, c’est la prise de l’art sur lui-même.

Le compact par excellence  comme art de ce nouveau  siècle … ?

 

Note de l’artiste : En ce qui concerne ma pratique, le compactage du sens et du non sens porte un nom : l’humour. Art de surface par profondeur j’ouvre un espace de respiration !

 

Jean Mas 

 

" J’aime et j’attaque : Noël Dolla "  09/07/2013

 

J’aime les « réalisations » de Noël Dolla* mais… mais si certains artistes occupent, remplissent, vident l’espace, ici l’artiste l’envahit ! Car partout il prend place, installe, s’installe en absorbant le lieu qui s’étale dans le labyrinthe, le dédale des pièces, des couloirs, des encoignures de la Villa Arson.

 

Dolla n’est pas seul, c’est avec une mosaïque d’étudiants, de vie, de rapports aux formes, à la couleur, aux objets du monde que le tout de l’art s’étale. Tel un pétale de la déclinaison de l’ensemble, nous découvrons avec ‘les feuilles’ que la centralité du mot « UTOPIE » raisonne de salle en salle et argumente quelques déclarations de l’artiste, notamment une profession de foi mise à disposition du public.

 

Hélas ! Penser le lieu à partir de l’absence (Utopie !) relève du messianisme d’une pensée qui a fait son temps. De Marx à Hegel, le temps n’est plus une matrice de solution, la relation à l’espace, l’organisation spatiale constituent le nouveau paradigme.

 

En 1967, Michel Foucault *introduit et développe dans la réflexion son concept d’hétérotopie qui s’oppose à celui d’utopie. Il s’agit de penser à partir d’un lieu réel qui nous sort de nos lieux habituels, qui excentre notre regard (exemple de la pratique de la lettre P (Peu) !).

 

 

* Expo Noël Dolla « Entrée libre mais non obligatoire » – Villa Arson Nice 2013 : expo à voir absolument malgré les vieilles lunes du discours qui l’encadre. En contrepoint, voir  Armand Scholtès au CIAC – Carros, où l’artiste dialectise avec le lieu et ne dit rien de plus.

 

A lire : ‘36 lettres’ de Jean Mas : Editions Ovadia – Juin 2013

 

" J’aime et j’attaque : BHL / BHV "   01/07/2013

 

Après le BHV, le magasin de l’art ouvre un BHL : tartines et pommades sont aux rendez-vous des « aventures de la vérité » !

 

Rappel : avec Nietzsche, nous avons l’art pour ne pas ‘mourir de la vérité’. La vérité ? De quoi parle-t-on ? du vêtement des imbéciles, de l’arme des roublards, de la valeur des simples…

 

« Je t’aime, moi non plus » et nous avons là le cliché d’un développement durable possible pour magnifier comme il se doit l’impasse de la vérité …

 

BHL nous noie dans ses célébrations. Se fourvoie-t-il en vérité ? Son choix des artistes est excellent pour éblouir celui qui ne peut voir sans faire allégeance à la beauté.

 

Non, l’art ne basculera pas dans la philosophie, c’est l’inverse qui vous épuisera. Gardez vos commentaires pour un comment taire ce qui ne peut se dire.

La voie et la voix de l’indicible passent par l’art. Le trait de L’art passe et trépasse la raison de l’être pour arraisonner le bateau-poncif de quelques concepts qu’il faudrait abandonner,  Monsieur BHL.

 

Enfin un débat sérieux sur l’art ‘grâce à vous’ !

 

Jean Mas

Président du Parti de l’Art

Lire mon livre : ‘Cabrioles philosophiques - une traversée du champ philosophique par la Cage à Mouche’ – Editions Ovadia 2012

 

" J’aime et j’attaque : la réciprocité d’un acoquinement ‘Ben/Onfray’ "  04/06/2013

 

Ben ne doute de rien puisqu’il l’énonce. Il est ‘nonce’ comme ambassadeur de lui-même.

Nous avons bien perçu un soir de vernissage de Ben ses légères ‘lapsusations’, avec un Michel ‘Or frais’, vite assimilées à un orfraie ! Drôle d’oiseau - de proie - qui tourne au-dessus du milieu de l’art !

Bon, chacun y trouve son compte à bon ‘conte’, car il faut les écouter, l’un avec son dénigrement systématique de la chose Psy, l’autre avec son jeu de l’égo.

Ils en font tous deux leur beurre, en tartinant d’art et de philo le pauvre quidam qui n’en peut mais !  Et là, je retrouve mon ‘Peu’, ma lettre P qui me soutient pour dire la compassion que j’éprouve à leur égard.

Chacun fait son lit de l’inconséquence et de l’ignorance de l’autre. Car douter, c’est surtout poser la problématique du concept et du lieu « d’où tu es » (d’ou t’es ? De quel lieu parles-tu ?).

On fraie avec Ben pour toucher aux limites du bornage, et pour, à l’épreuve d’un questionnement, se trouver dans le radotage d’une pensée.

Chacun d’eux, étirant son domaine, essaie de se faire entendre. Mais c’est en tendre que je les perçois, eux qui ne doivent point craindre le doute, mais la goutte du pied au débordement du vase !

Aussi, je les aime bien, comme deux grands enfants…

Notez bien : en ma qualité d’ismaélite, je revendique au nom de ma tribu (Massa), le lieu de la tradition, celui du doute, dénommé ‘massa’ (voir Moïse, le rocher…).

A ce titre,  suis-je dûment autorisé à revendiquer le Doute et à m’exprimer en son nom, étant le seul artiste à le porter en moi, à l’incarner.

Ben fait feu de tout bois, Onfray ramasse les cendres ! A l’Ecole de Nice, on s’amuse toujours bien !

 

Artistiques salutations,

Jean Massa/Jean Mas

Art d'Attitude

Engagement artistique

Art d"Attitude Octobre 2010 - ENVOI MAILS "Engagement artistique" par Jean Mas

SONDAGE 03 mai 2012  « Pour ou contre la barbe de jean Mas ? »

Lettre ouverte

Objet : Inauguration d’un « étage Ecole de Nice » - Lieu : M.A.M.A.C.

Proposition : Un événement artistique faisant écho aux 50 ans de la dite Ecole.

 

Prenons de la hauteur et par la longueur inaugurons un étage en donnant ainsi plus de lisibilité aux accrochages, une réorganisation pour mieux identifier les tendances.
Pour l’occasion créons un groupe consultatif.

Participant à l’image culturelle de notre cité, il me semble que le fonds Ecole de Nice gagnerait à être présenté dans son ensemble et plus explicitement, d’où la nécessité de « passer à l’étage ».
Une présentation Ecole de Nice est prévue cette année au musée RETIF à « Vence », en 2011 au Musée Château du Haut de Cagnes. Actons également les diverses ventes publiques et autres expos …autant de crédibilité et de raison pour une extension de sa présentation .

Prochainement : Action d’Art d’attitude d’inspiration Pinoncellienne : « Nous irons pisser sur vos murs ».

Point ne s’agit ici d’un geste de mépris à l’égard du lieu ou de l’art, mais bien d’un rituel de pisse, de marquage, de prise de possession. Tout comme les animaux et plus particulièrement les chats qui marquent leur territoire en urinant, nous agirons de la sorte.
Je propose de nous réunir à l’étage retenu, d’y déclamer un manifeste en décrétant le lieu comme urinoir géant et joignant la « chose » à la parole, de répandre nos « liquidités ».
Ainsi, forts de l’exemple de nos aînés, la conjonction de nos jets s’inscrira dans l’histoire de l’art en marquant celle des murs !
A ce jour, galeristes, artistes… soutiennent le projet et sont prêts à « emboîter » le pas !
Une autorisation serait-elle un signe favorable au projet ?

Certain de votre attention sur la suggestion d’un étage Ecole de Nice, je vous prie de recevoir mes artistiques salutations. Nous sommes à votre disposition pour tout examen ou étude de la proposition.

Amicalement vôtre,
Jean Mas

 

Lettre ouverte au MAMAC  14 janvier 2010

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