ACTUALITES 2020

 

Guillaume Aral

Directeur de la Galerie Ferrero

 

A le plaisir de vous inviter à l’exposition-performance de

Jean MAS

le Vendredi 4 septembre 2020 à 18h.

 

On dit d’une œuvre qu’elle est bien torchée pour exprimer sa perfection. Et Jean Mas a pris l’expression au pied de la lettre :  l’artiste a créé 8 Torchons d’art avec lesquels il transforme en œuvres d’art tout ce qu’il essuie. « Je pense donc j’essuie » plaisante-t-il en parodiant Salvador Dalí qui disait, lorsqu’il était torché, « J’essuie un grand artiste ».

 

L’artiste niçois étendra ses toiles de lin, à la Galerie Ferrero, devant du beau linge, ses invités. Et ne mélangez pas ses torchons avec de vulgaires serviettes car ses Torchons d’art seront, pour la soirée seulement, proposés au prix de 850 euros pièces. Dès le lendemain ils passeront au prix de 1.500 euros. A n’en pas douter, ses torchons essuieront des critiques, mais aucunement une perte pour les collectionneurs avisés.

 

En outre, pour la modique somme de 5 euros, l’Artiste signera, pour chaque invité qui le souhaite, une carte-souvenir de la performance qu’il transformera en œuvre d’art après l’avoir essuyée avec son torchon.

 

Jean Mas exposera également des photographies de linges séchant aux fenêtres de la ville prises par lui durant le confinement : les ménagères exposent leur linge sans conscience que c’est une forme d’exposition d’art dans la rue. Jean Mas théorisera et thésaurisera cet art urbain éphémère et perpétuellement renouvelé.

 

NB : Pour des raisons réglementaires, le port du masque sera obligatoire et aucun rafraichissement ne sera servi.

 

Galerie Ferrero

17 rue Droite (Vieux-Nice)

06300 NICE

+33 (0)4 93 88 34 44

www.galerieferrero.com

EXPOSITION PROLONGEE

DU 20 MAI AU 18 JUIN

Douze toiles figurant l'ombre du Douanier Rousseau sont présentées au Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky du 13 mars au 6 avril 2020.

 

Cette exposition met en lumière, autour d’une œuvre figurant l’ombre du Douanier Rousseau, la présentation d’une douzaine de toiles figurant des ombres de fleurs ainsi que les liens tissés par l’artiste depuis de nombreuses années entre ses Cages à Mouches et le Douanier Rousseau.

Construit sur la base d’une rencontre entre Jean Mas et Henri Certigny, biographe du Douanier Rousseau, cet évènement s’inscrit en dialogue avec les collections de l’établissement, lesquelles recèlent une œuvre de cet immense artiste Naïf.

Infos pratiques

Horaires : 10h-12h30 / 13h30-18h Tous les jours sauf le mardi

 

 

 

 

 

 

Nicole Laffont, BLOG
 

Quel bonheur! On a trouvé la scène idéale pour le petit théâtre d’ombres de Jean Mas! Le Musée d’Art Naïf de Nice convient parfaitement à cette exposition clin d’œil au Douanier Rousseau avec des silhouettes de fleurs, des feuilles nonchalantes et des branches dansantes qui, d’une certaine façon, peuvent se placer en résonance avec les toiles oniriques du peintre naïf. Jean Mas, le truculent inventeur de « la cage à mouche » devenue une icône artistique liée à l’Ecole de Nice, peut également être considéré comme un poète. Ces œuvres délicates, parlant à notre sensibilité et à notre imaginaire, le prouvent, servies ici par un accrochage particulièrement réussi.

Bien-sûr il était impensable d’inaugurer l’expo sans une « Performas » dont l’ami Jean a le secret. Il nous a donc martelé le conseil de « marcher à l’ombre » ce qui, en ces temps moroses, peut être une jolie métaphore même si le soleil semble une bonne arme contre le virus qui nous alarme. Pour combattre en tout cas la sinistrose qui peut finalement avoir aussi des conséquences fâcheuses sur notre santé il est vivement conseillé de visiter ce petit musée, véritable bijou, investi pour l’heure par une figure majeure de l’art azuréen à laquelle il était bien temps de rendre hommage.

 

Annick Chevalier, ART COTE D'AZUR

 

Jean Mas fait de l’ombre au covid 19...

Membre éminent de "l’école de Nice", le plasticien et performeur est l’invité du Musée d’Art Naïf. Son expo est bouclée, de quoi amuser l’artiste...

Difficile d’être prophète en son pays. 
Le coronavirus en fournit une illustration surprenante avec le Musée d’Art Naïf de Nice qui a fermé ses portes juste après le vernissage de l’exposition "A Tribute to the Douanier Rousseau" ce vendredi 13 mars, à l’issue d’une soirée lors de laquelle Jean Mas nous enjoignait très opportunément "de marcher à l’ombre". L’expression popularisée par le film de Michel Blanc et la chanson de Renaud réoccupe les devants de la scène, même si pendant un temps indéterminé nous ne pouvons plus fréquenter les musées...
Pour ce rendez-vous niçois, Jean Mas avait convoqué son petit théâtre d’ombres, une série ancienne qu’il dit avoir exhumée "en rangeant sa cave". Elle est composée d’une douzaine de délicats tableaux d’ombres de fleurs mouvantes parmi lesquels figure celle du Douanier Rousseau, motif de la présence du plasticien niçois dans ce musée, s’il en fallait un...

Certifié par l’empereur Hirohito !

L’ombre c’est ce qui nous appartient en propre. Jean Mas avait peint, on ne sait trop comment, celle d’Henri Rousseau avec son chapeau à larges bords. Ce tableau fit l’ouverture du catalogue raisonné de l’artiste naïf, une biographie signée d’Henri Certigny qui avait été validée par… l’empereur 
Hirohito. Quelques célèbres "cages à mouches" ajoutées à ses dessins, peintures et collages en relief cadraient bien dans le lieu comme objets d’art brut, ou singuliers.
Le musée d’Art Naïf a déjà ouvert ses portes à des artistes contemporains. Il continuera à le faire, et ce sera une occasion supplémentaire de soulever l’intérêt des niçois envers les œuvres des plus célèbres peintres du genre, dont Anatole Jakovsky avait fait la collection. Les musées d’art brut et d’art naïf ne sont pas si nombreux en France. Sur la 
colline de Fabron, ce château rose entouré d’un parc peuplé de ses singulières grandes statues est une étape aussi indispensable que mal connue des... Niçois eux-mêmes.

Vraiment nul aux municipales...

Lors de cette soirée de vernissage, nous avons vu Jean Mas en pleine forme, disert, casquette vissée sur la tête, juché sur un escabeau, déclamer sous les vénérables plafonds du château Sainte Hélène. Il s’est livré à une étonnante série de réflexions sur l’ombre en général et sur les ombres en 
particulier, s’attardant sur celles de la caverne de Platon, du cheval d’Alexandre le Grand et de... Jolly Jumper, le fier destrier de Lucky Luke. Poursuivant dans sa logique il rappelle avoir photographié dans le passé des ombres de tous les artistes de l’École de Nice. Ainsi que celle de Jacques Toubon, alors ministre de la culture, se disant qu’avec lui "cela 
devait être tout bon" pour en faire des cartes postales. Rappelons que Jean Mas a sorti... de l’ombre le village de Bonson en créant le Festival du Peu.
Nous assistions donc alors à une de ces nombreuses "Performas", consacrées douzième art, qu’il a cultivées tout au long de sa carrière. Parmi les brillants faits d’armes qu’il a rappelés, son "succès total" aux élections municipales de Nice en 1994 à l’occasion de laquelle il avait atteint son objectif de 0% de voix.
On compare Jean Mas à Buster Keaton parce qu’il ne sourit jamais sur scène. 
Il a le don du one man show et ses déclamations philosophico-divertissantes sont à la fois pertinentes et impertinentes. Sous ses dehors d’humoriste à la Raymond Devos, le créateur du Festival de lancers de noyaux d’olives, est un écrivain et un penseur.

L’exposition est prévue jusqu’au 6 avril. Si d’ici là le Covid 19 veut bien nous laisser sortir... En tout cas, même fermée, elle nous aura permis de parler de cet artiste attachant et si singulier.

 

Inauguration de la nouvelle installation

dans le vieux Nice

de la galerie FERRERO

Remise de l'ordre de la Cage à Mouches

à Guillaume Aral

 

 

 

Un Musée MAS...

Exposition 1er Mai 2018

Galerie Guillaume Aral

Jean Mas chez Guillaume Aral : Quand le verbe fait œuvre...

De la Cage à Mouches au Peu, Jean Mas n’a de cesse de retourner les mots, de les faire sonner, re-sonner, résoner et raisonner. Ils sont la matière première de l’artiste, sa glaise, son objet princeps. À la manière de Lacan, des oulipiens, des poètes, de Raymond Devos, il les détourne et les fait miroiter pour qu’on en découvre leurs faces cachées, leurs paradoxes, leur inconscient (qui comme chacun sait, est structuré comme un langage).

 

Jean Mas un peu artiste ! (Photo Catherine Mas)

Jean Mas jongle avec les mots comme avec des bulles ou des balles, il les fait rebondir, s’entrechoquer pour leur faire dire des vérités improbables, inattendues, souvent éclairantes.

De ses mots naissent aussi des objets dits d’art : Cages à Mouches (mages accouchent), bulles de savons (et de savoir), des ombres, des versions, des À vendre, des Peu, etc., et parfois même d’autres mots...

Comme cet extrait de l’inauguration du Musée du Peu (à Bonson) :

«  Au Nom du Peu, du rien et du rien qu’un Peu, je déclame (déclare) ici qu’un Peu ça sufit !
Un peu, 2 peu, 3 peu... 6 peu. Nous sommes si peu de chose qu’il faut céder et s’aider un peu entre nous car le Peu est guère épais pour déraper dans tous les états d’un peu beaucoup, d’un peu trop !
Restons alors dans le trop peu (trope) figure de discours qui nous souffle qu’il y a des gens de peu et les gens du Peu, eux sont des navigateurs qui repoussent quelques limites pour aller un « peu plus loin ». 
Du peu est parfois dupe de lui-méme, mais qu’importe puisqu’il construit de gré à gré une relation, même s’il suffit de peu pour que tout bascule !
Si l’oiseau fait son nid (peu à peu) le mien est rempli de Peu. 
Oui le Peu est partout, le Peu est nietzschéen, le tout est hégélien. 
Aussi comme on « peu tout » et que tout se peut 
Nous déclarons ouvert le Musée du Peu ! »

Le 1er mai, nous avons fait la Fête du Travail de Mas. Comme à chacune de ses prestations/apparitions, il y avait foule ce soir là chez Guillaume Aral.

A cette occasion ont été rappelés ses différents manifestes : de l’Ombre, du Peu, de l’Art Compact, et le dernier, celui de la Performance (du 12/12/2012) où le Sacré a enfin cédé sa place au « Ça crée ».

Après nous avoir régalé de son discours, il a offert à Gilbert Grisoni un grand Peu (rassemblant ses hauts faits) qui devra accompagner son cercueil (le plus tard possible).
Ne pas manquer la mini rétrospective des œuvres de Mas.

Jean Mas a offert à Gilbert Grisoni un grand Peu.

 

Alain Amiel

 

***

Dans la famille de l’Ecole de Nice, Jean MAS est l’artiste du peu, du presque rien, du presque immatériel. C’est le minimalisme esthétique et le maximalisme discursif : Jean Mas revendique un discours artistique plus important que son œuvre matérielle. Ses œuvres (les cages à mouche, les bulles de savon, les peu, les ombres, les poules…) ne sont que les traces, les ombres de ses performances.

 

Jean MAS est un artiste du Verbe, jouant comme personne sur les mots et les concepts avec une logorrhée géniale. Ses auditeurs se retrouvent alors troublés comme devant une peinture foisonnante de symboles de Jérôme BOSCH, trouble où se mêlent l’admiration et le sentiment que quelque chose leur échappe. Ou troublés comme devant un monochrome bleu d’Yves KLEIN, trouble où se mêle le sentiment du beau et de l’incompréhensible.

 

Puisque le Verbe est si important dans l’œuvre de Jean MAS, il est logique qu’il s’intéresse aux discours artistiques connus dans l’histoire de l’Art sous le nom de manifeste, c’est-à-dire  aux déclarations publiques sur les intentions, motivations ou opinions d'un artiste ou d'un mouvement artistique.

Le 12 septembre 1980, à la Galerie d’Art contemporain des Musées de Nice, Jean MAS présentait son premier Manifeste du Rien, sous la forme d’une conférence-performance dont il ne reste plus rien. Seule une lettre de mairie et un article de Nice-Matin attestent de cette manifestation nihiliste. Il semble que l’artiste ait bien réussi son coup.  En janvier 1990, il déclamait le Manifeste de l’Ombre lors du vernissage de l’exposition Parcours d’ombre à l’Espace J. Gilletta dans lequel il revendiquait une œuvre qui,comme l’ombre, est sans épaisseur mais pas sans signifiant. Puis en 2012 et 2013, les manifestes s’enchainent : Manifeste du Peu déclamé à l’occasion de l’ouverture du musée du Peu à Bonson (« 1 peu, 2 peu, 3 peu...6 peu »), Manifeste de la Performance érigée au rang de 12eme Art et Manifeste de l’Art compact (au sens de difficilement pénétrable)

A l’occasion du 1er mai 2018, jour de la fête du Travail généralement chômé, Jean Mas va contre-manifester en présentant son travail à la Galerie Ferrero. Venez lui manifester votre soutien pour son combat artistique contre un peu tout et sa lutte esthétique pour presque rien.

 

Mardi 1er mai 2018 à 18 h.

 

Guillaume Aral

Galerie Ferrero

4 rue du Congrès 06000 NICE

+33 (0)4 93 88 34 44

www.galerieferrero.com

                                                                   ***

Mars aux Musées

"La journée du Patrimoine"

conférence :

Jean Mas présente Jean Mas

Sous une forme de conférence-action, Jean Mas présentera ses réalisations. Il fera état de ses considérations diverses qui de la "Cage à mouches"

au "Peu" animent son réseau de pensée.
Une large présentation de la démarche de l'artiste

d'un certain esprit de l'Ecole de Nice

Fin avril
 "Un  Peu de Jean MAS"  Galerie Ferrero  

avec présentation de quelques Manifestes. 

 

L'exposition Ecole de Nice de 1947 /1977  

sera exposée en Mai 2018 à Hong Kong  

 

Préparation d'un circuit du Peu à Saint Raphaël.

Le 29 juin ouverture du

Festival du Peu 

Bonson

***

Exposition Ecole de Nice

au MAMAC
 

à partir du 24 juin

Signature du dernier ouvrage

de Jean Mas "Cabrioles"

Librairie Masséna - Nice

Cabrioles esthético-philosophiques
paru aux Editions Ovadia

 

Dans cet ouvrage, Jean Mas, questionné par une mouche, nous livre un Peu de sa démarche qui au fil du temps trace une ligne qui confond la mouche avec sa cage, l’artiste avec son œuvre. Rencontres, expériences, la maison des mots nous invite à sa fenêtre, au plaisir de la saisie d’un jeu de langage, d’une pratique artistique qui semble essayer vainement de piéger l’insecte !

Artiste Ecole de Nice, créacteur! du Festival du Peu, Jean Mas développe ici un Peu de son art d’attitude, expression de sa mythologie fondée par cet objet prétexte : la Cage à mouches.

Jean Mas, Cabrioles esthético-philosophiques
Ed. Ovadia | Coll. Chemins de pensée | Dir. Laurence Vanin
Préface de Maurice Elie, Postface de André Giordan

 

 

 

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