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Striped jersey, hat or cap tilted back so as not to obstruct the view, eyebrows raised inquiringly… Jean Mas could have been the “ravi”* of his Crèche de l’Ecole de Nice - he looks at the world with quietly marvelled eyes. But he burnt that Crèche at the end of 2010, when he
made the Ecole de Nice go up in smoke. Just like he burnt some “letter boxes”
more recently, as part of the exhibition of Frédéric Altmann’s photographs, “Du
Nouveau Réalisme à l’Ecole de Nice”, in La Gaude. So, is Jean Mas an arsonist?
No, his “PerforMas” (performances) are just one of his artistic expressions and
invariably come with texts. The idea is to bring something to life by drawing
attention to that thing. Like with his “A Vendre” (for sale) signs displayed in
the most unusual places, such as the Pont des Arts in Paris. There are also his
0% electoral lists and his famous “Peu” which has its annual festival in the
village of Bonson… But above all, he is the Fly Cage man – the Fly Cage being
his “princeps object”... Who then is this complex character about whom art
critic Pierre Restany said that “he synthethized the spirit of the Ecole de
Nice”? He was born in Nice in 1946 and has no artistic training other than in
wrought iron and “from the street”,
as he put it. But he was an avid reader and was the first to register in the
local public library. He read all Giono’s books, all Proust’s, all Steinbeck’s,
all Cendrars’s; he has carefully kept a copy of the latter’s book “L’or”,
because it echoed his own aspirations of being a “globe-trotter, but a globe-trotter in words”. His first contact
with art circles was with the Fluxus movement and the Ben Doute de Tout
gallery. And that was it... That attitude, combined with a touch of humour,
suited him perfectly well – he describes himself as “a teaser”. His first
performance was carried out in 1969 - an igloo. |
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Jean
Mas par Jacques Lepage – Critique d’art |
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Jean
Mas
par France Delville
Critique d’art (à propos des 20 ans de la Cage à Mouches - 1993) On est obligé de dire humour parce qu’il manque des mots, mais lui les crée, il les crée car il n’y a pas de sens des mots, il n’y a que des emplois et Mas les fait surgir pour la première fois. Ses calembours réinventent une chaîne à partir du seul ready made qui intéresse l’Ecole de Nice : la vie toute entière. Ecrire sur Mas aujourd’hui, c’est dire : « il est temps de regarder avec plus d’attention ce qu’il pointe du doigt et de la langue, il est temps, car il a beaucoup parlé déjà, avec les mots, avec leur histoire, leur échappement, leur renvoie, leur piège. Techniquement, la performance est la mise en œuvre de la compétence linguistique dans les actes concrets : actualisation de la capacité de parler. C’est un présent : c’est la mise en acte du mot, son dévoilement, à cause de cette notion de présent. Ce n’est pas un événement, ça, c’est le happening, ça c’est dans le temps. Là, c’est le jaillissement de l’acte, de l’objet lié au mot. A chaque mot de Mas, c’est de l’émergence, ça se passe dans le temps, ses révélations se succèdent, c’est comme dans la jetée de Chris Marker, ça paraît se dérouler, mais c’est un dévoilement de chaque seconde, une suite d’apogées. Il n’y est pour rien, Jean Mas, je veux dire qu’il ne calcule pas, il délire, c’est à dire qu’il est habité, et être habité, c’est parler en rêve, et ce qui le rêve, Mas, c’est un objet préfabriqué, la vie, et ça a à voir avec l’Ecole de Nice qui dit : « la vie est plus belle que tout ». |